L’esprit de mai
40 ans après, voilà que mai 68 fait de nouveau la une des
médias. Á l’occasion de cet anniversaire, on commémore
toute une époque mais aussi un phénomène dont on a
gardé les images spectaculaires des pavés. Depuis, ceux
qui n’auraient pas renié leurs idéaux seraient devenus
des « soixante-huitards attardés » et les autres auraient
pris la place des décideurs dont ils contestaient la posture
dirigeante. Mais il n’y eut pas qu’un « mai / mais ».
1968 fut une année de contestation mondiale, multiforme.
On contestait déjà la guerre américaine (au Vietnam), les
Jeux Olympiques de Mexico étaient une tribune politique
(avec sur le podium du 100 mètres, les athlètes américains,
le poing noir dressé pour dire la fierté de leur couleur).
Dans les villes, les étudiants qui refusaient l’idée de finir
en costume sombre étaient rejoints par ceux qui disaient
« non » au pouvoir en place. Finalement, les célèbres (?)
accords de Grenelle (!) et une hausse généralisée des
salaires calmèrent les ardeurs. Car à l’époque aussi se
posait la question du pouvoir d’achat. Finalement, tout
change et rien ne change ?
Et finalement, que reste-t-il de mai, sinon l’esprit ? Une
aspiration à vivre mieux dans un monde de paix ? Á
vivre une vie un peu plus colorée dans un monde où la
poésie l’emporterait sur la machine ? Puissions-nous y
contribuer...
L'équipe PUBLIQ'
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